Les 03 et 04 mars 2020, vingt cinq personnes se sont réunies à Ouagadougou au Centre Cardinal Paul Zoungrana pour prendre part à une formation organisée par la Convention des Organisations de la Société civile pour l’Observation Domestique des Elections (CODEL). Les participants essentiellement issus des organisations membres de la structure ont de par leur mobilisation témoigné un grand intérêt pour cette formation. Intitulée « formation des organisations membres sur l’analyse des risques sécuritaires et les mesures de mitigation », cette formation avait pour objectif global de renforcer les capacités des partenaires et membres de la CODEL dans l’analyse des risques sécuritaires et la définition de mesures de mitigation.

 

Pour ce premier jour de formation, après l’accueil des participants et les différentes présentations, le mot de bienvenu à la rencontre a été donné par Mme Lydia Zanga, secrétaire exécutif t de la CODEL au nom du président Me Halidou Ouedraogo. Dans son mot, la secrétaire exécutive a fait un rappel sur l’évolution de l’organisation qui après sa création en 2015, a contribué de façon remarquable à la crédibilisation des élections couplées présidentielle et législatives de 2015 et des municipales de 2016. Pour cette année électorale encore, les défis sont énormes et la CODEL comme d’habitude, compte jouer sa partition dans la consolidation de cette démocratie chèrement acquise. Mais avant, il est important d’outiller les membres sur les mesures de mitigation des risques sécuritaires afin de mener convenablement nos actions terrain.

Avant de donner la parole au communicateur du jour, Mme Zanga à demandé une minute de silence en mémoire des victimes civiles et FDS (Force de Défense et de Sécurité) dû aux attaques des groupes armés mais également en la mémoire de M. Winnemalgado Kafando, précédemment chargé de Programme Alerte Précoce et Prévention des Conflits à WANEP-BURKINA FASO dont le décès est survenu suite à un accident de la route en partance pour une mission.

 

Des présentations

La première journée de communication était animée essentiellement par             un élément des forces de défense et de sécurité en la personne du Commandant Alain Sara. Le commandant Sara a développé 3 sessions qui sont respectivement Défis et enjeux sécuritaires actuels pour le Burkina Faso; Défis et enjeux sécuritaires en lien avec le travail des OSC et Quelques mesures de sécurité (personnelle, au domicile, au bureau) discussions. De son intervention, on peut retenir qu’avant toute action, il est intéressant de définir certaines notions telles que la menace, le risque, la vulnérabilité et la capacité. (cf. Image à la une).

Pour cette année électorale au Burkina, l’expert identifie quatre types de menaces qui peuvent se présenter aux acteurs de la société civile. Ces sont : le terrorisme, le grand banditisme, la violence électorale et dans la moindre mesure, la COVID-19.

 Vu le contexte actuel, le premier point a été très développé avec des interactions intéressantes et une présentation des différents groupes armés présents au Burkina avec leur mode d’opération. Selon l’expert, en cas d’attaque terroriste, il faut soit s’échapper, soit se cacher et alerter. Pendant la présence des forces de sécurité, éviter les zones des opérations comme c’est le cas chez certaines personnes. En d’autres termes, l’attitude et la résilience des populations contribuent à déjouer sinon à minimiser les conséquences des attaques.

Pour le cas spécifique des OSC, au regard de leurs missions, ils doivent se doter d’un certain de nombre de mesures. L’idéal serait de se doter d’un « pannick room », des véhicules et équipements blindés comme les gilets pare-balles…

Analyse des menaces et évaluation des risques, définition des mesures de mitigation en réponse aux risques, plan de gestion des risques au niveau organisationnel sont les thématiques développées le second et dernier jour par M. Minoungou Roger, chargé de programme à Diakonia. Avant son intervention, Mme Zanga a fait un bref aperçu sur ce qui peut être représenté comme risque. On retiendra selon  elle que le risque se calcule selon la  méthode suivante : RISQUE = (Menaces*Vulnérabilités)/Capacités.

D’entrée, les participants ont pu avec M. Minoungou, définir plusieurs types de menaces en lien avec leurs actions sur le terrain. Ces menaces pouvant venir des autorités, des religieux, des forces de défense et de sécurité, des multinationales et même d’une partie de la population. A la suite de cette étape, plusieurs exercices ont été traités par les participants. Le premier était dénommé la Roue de la sécurité. Il s’agissait pour chacun des huit groupes de traiter un thème de la roue en appréciant le niveau de sécurité actuel de leur organisation. Il devait ensuite expliquer pourquoi elle se situe à ce niveau mais également proposer des mesures d’atténuations.

Concernant le plan de gestion des risques, un deuxième exercice a été initié. Le premier groupe devait procéder à  une analyse de la situation sécuritaire actuelle de leur bureau et de proposer des actions de mitigation. Quand au deuxième, il a travaillé sur un exercice pratique sur les mesures à prendre lors d’une mission sur le terrain. Ces deux exercices ont été un cas d’école ayant permis d’une part aux participants d’apprécier leur sécurité au travail mais également d’analyser la pertinence d’une mission et tenir compte des facteurs de mitigation. C’est après les différentes restitutions, les échanges avec le communicateur que cette partie a pris fin avec le recueil des attentes des participants pour des actions futures.

Ainsi, une séance d’évaluation à travers un questionnaire composé de cinq éléments de réponses à été initié. Dans leur ensemble, les participants s’accordent à dire que le thème de la formation est d’actualité et très pertinent au regard du contexte sécuritaire que connait le Burkina Faso. Chaque participant a pris l’engagement de restituer les informations reçues avec ses collègues.

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