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Cette promesse a été reprise par le Premier Ministre dans sa déclaration de Politique Générale le 18 février 2019. Des actions ont été poursuivies dans ce sens au cours de l'année 2019 au niveau des politiques publiques.

  • Ouverture d’une ligne budgétaire de 200 000 000 FCFA au Fond burkinabè de développement économique et social pour le financement de l’entrepreneuriat féminin

Une ligne de crédit a été ouverte au FBDES. En 2017, 190 000 000 F CFA ont été octroyés à 17 associations et groupements de femmes sous forme de crédit. 

Comme on peut le constater, le montant de 200 millions n’a pas été atteint car le gouvernement n’a approvisionné le compte qu’avec 190 millions. En outre, jusqu’en fin 2018, il était difficile au MFSNF de faire un bilan exhaustif de l’utilisation de ces fonds octroyés aux 17 associations pour apprécier le niveau d’efficacité et de performance de ce financement. Par ailleurs, les conditions d’accès au financement n’ont pas été mises à notre disposition afin de permettre de voir si les obstacles à son accès qui étaient soulevés les années antérieures ont été levés ou pas.

  • Accès aux crédits par les femmes (FAARF) 

 Rattachement du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) au MFSNF et sa restructuration. Le décret a été pris et la MFSNF a indiqué qu’une directrice a été recrutée pour diriger le FAARF.

Toutefois, si l’on considère que les montants alloués aux femmes pour développer leurs projets varient entre 50 mille et 500 mille francs (selon le tableau de bord statistique Femme et genre 2016), il est à craindre que l’approche ne soit efficace et mieux, qu’elle ne contribue à paupériser davantage les femmes qui bénéficient des crédits alloués au regard des délais et durée de remboursements.

Lors de la commémoration de la journée du 8 mars 2020, le Président du Faso a annoncé, au titre de l’autonomisation économique des femmes, la mise en place du fonds national de la finance inclusive (FONAFI) avec pour priorité le financement des projets des femmes et des jeunes du Burkina et le fonds d’amitié Côte d’Ivoire-Burkina pour la promotion de la femme, déjà opérationnel.

S’il faut reconnaître l’existence de différents fonds au profit des femmes et des jeunes, la lisibilité et l’efficacité de tous ces fonds posent encore problème. Il est important de conduire une évaluation axée sur les effets réels des fonds existants afin de mieux réorienter les actions sur le terrain.

 

  • Formation des femmes en entrepreneuriat, dans les principales filières de production et en éducation financière

• Formation de 206 groupements féminins et 51 jeunes filles entrepreneures individuelles et ont bénéficié d’un appui financier de 96 250 000 FCFA comme fonds de roulement;                                                                                          • Formation de 27 associations/groupements féminins intervenant dans le domaine de la transformation des produits agroalimentaires ont bénéficié d’appui;                                                              • Formation de 300 femmes en transformation agro-alimentaire et leur dotation en technologies.

La Ministre en charge des questions de femmes a indiqué qu’au cours de l’année 2019, 4 milliards de F CFA ont été alloués à l’acquisition de matériels de technologies pour les femmes.

Malgré ces chiffres quelque peu reluisants, l’efficacité des activités de formation et de financement des femmes à travers leurs structures associatives ou faîtières reste posée. Il est nécessaire que des actions de suivi-évaluation soient menées et que les résultats soient publiés pour permettre de mieux apprécier la pertinence des politiques publiques dans le domaine de l’entreprenariat féminin ainsi que la performance des actions développées.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 03-2020