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Le Ministère de la sécurité a indiqué que les moyens de lutte contre le grand banditisme et le terrorisme ont été fortement accrus en termes d’équipement et de moyens matériels, afin de permettre aux forces de défense et de sécurité de faire face à la situation.

Les autorités ont également évoqué l’accroissement substantiel du budget de la sécurité en 2019 qui permettra de doter les forces de sécurité de plus de moyens.

Comme on peut le constater, le terrorisme n’est plus seulement une menace mais est devenu une réalité au Burkina Faso. Les attaques terroristes se sont multipliées dans le pays depuis janvier 2015 jusqu’à nos jours et a fait plusieurs centaines de victimes.

La situation sécuritaire s’est fortement dégradée en fin d’année 2018, amenant le gouvernement a décrété un état d’urgence dans quatorze (14) provinces situées dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, de l’Est, des Hauts-Bassins, du Nord et du Sahel. L’état d’urgence reste en vigueur jusqu’en juillet 2019.

Malgré donc les déclarations des autorités en matière de renforcement des moyens au profit des forces de défense et de sécurité, les résultats sur le terrain restent mitigés.

En outre, au regard des multiples mouvements d’humeur que nous observons au sein des agents de sécurité, cela dénote de l’existence de frustrations entre la base et le sommet ; ce qui laisse voir qu’il y a un problème de gouvernance dans le secteur de la sécurité. Il est par conséquent important de mettre en place des mécanismes transparents pour la gestion des fonds publics alloués au secteur de la sécurité impliquant les acteurs de la société civile. Il faut dire que le secret défense ne doit pas constituer une source de mal gouvernance et de mauvaise gestion des deniers publics.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 03-2019